Les accusations contre Samuel Moreno

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L'hebdomadaire colombien Semana revenait ce samedi sur les poursuites judiciaires engagées contre Samuel Moreno, maire de Bogota suspendu de ses fonctions début mai. D'après les informations du journal, la justice serait en possession de preuves contre l'édile.

Samuel Moreno sera poursuivi pour quatre délits, a annoncé la procureure générale, dont celui de peculado por apropiación, qui ressemble bougrement à notre détournement de fonds publics, et qui est passible de 4 à 15 ans de prison - selon les sommes détournées -, une amende correspondant au montant des détournements, la privation de droits civiques (si j'ai bien suivi, mais s'il y a un juriste dans la salle...) et l'inégibilité à une fonction publique. Un autre est celui de concusión (voir art. 140). Je découvre que la concussion existe en français, ce dont je suis fort aise; en langage courant on parle de pots-de-vin ou de commissions. 4 à 8 ans de prison, amende, inégibilité, voir chapitre précédent. Viennent ensuite les accusations de prévarication par omission et de l'attribution d'un contrat hors des conditions légales, là je suis incapable de trouver l'équivalent français.

La mise en examen de Samuel Moreno aura lieu le 29 juillet, et nul ne sait encore s'il sera écroué à cette occasion. Le procès aura lieu quatre mois plus tard, ce qui tombe, si je compte bien, après les élections municipales qui se tiendront en octobre. Plusieurs candidats se sont déjà déclaré et ont participé hier à un premier débat; Antanas Mockus, ancien maire de Bogota (deux fois) est en cours de réflexion.

Revoir le contexte de la mise en accusation de Samuel Moreno