Divorce au sommet de l'Etat guatémaltèque

Catégorie:

La femme du président Alvaro Colom veut se présenter à la succession de celui-ci lors de l'élection de septembre. Mais la Constitution interdit aux membres de la famille présidentielle d'être candidats. La première dame a donc demandé le divorce.

Mariés depuis 2003 après 6 ans de 'relation sentimentale', pour reprendre l'expression de BBC Mundo, cofondateurs du parti Union pour l'espérance (UNE) qui a permis à Alvaro Colom de gagner la présidentielle de 2007, les époux Colom ont donc entamé une procédure de divorce. De mon point de vue, il n'est pas illogique que Sandra Torres veuille aussi profiter de la dynamique qu'elle a grandement contribué à lancer.

Les sondages (oui, chez eux aussi; non, pas malins non plus) placent en tête le candidat de droite dure Otto Pérez Molina, arrivé au second tour en 2007, ancien général, patriote de la vieille école -de ceux formés par la US Army School of Americas avec les Pinochet, Stroessner, Videla et autres Romeo Vasquez- avec 42,9% d'intentions de vote. En deuxième position, Sandra Torres épouse (enfin future ex) Colom, avec un malheureux 11,1%.

Pour Pérez Molina, ce divorce est une manoeuvre désespérée. Pour Alvaro Colom, il y a trois semaines, il était inenvisageable car immoral. Heureusement pour l'UNE, la moralité en politique varie au vent des sondages.

Cependant, la Cour Constitutionnelle pourrait trouver à y redire, s'il est démontré que le couple s'entend bien et ne divorce que pour permettre la candidature de Sandra Torres.