Les dissidents cubains se sentent comme les dindons de la farce

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Les ex-prisonniers cubains accueillis depuis quelques jours par l'Espagne déchantent déjà. Premiers pas dans un pays capitalistes, camarades.

Arrivés depuis quelques jours à peine, 11 dissidents cubains récemment libérés et leurs familles ont fait savoir leur colère. Sortis de leur geôles, les prisonniers ont eu droit à quelques vrais repas, un pantalon et une chemise, puis on les a poussés dans l'avion. En échange de leur départ, l'Espagne a pris envers eux un certain nombre d'engagements: hébergement, couverture des frais, permis de séjour et de travail... jusqu'à présent non respectés, dénoncent-ils.

Montrant le tampon 'sortie du territoire définitive' sur son document d'identité, le porte-parole des réfugiés s'est plaint des conditions d'accueil. Là où l'Espagne devait leur proposer un hébergement dans de vrais logements - avec les familles, ce sont près de 70 personnes qui sont concernées; et puis des logements vides, en Espagne, en ce moment, il y en a!- et de quoi couvrir leurs nécessités de base, ce sont trois organisations sociales qui les ont pris en charge. Ils sont hébergés dans une modeste pension baptisée Welcome à 13€ la nuit (une adresse à retenir; pour Madrid, c'est imbattable) et ont reçu 390€.

Omar Pernet, réfugié politique, dénonce les conditions dans lesquelles ont été accueillies ces résistants fatigués mentalement et physiquement. Arrivé en 2008, il avait alors été logé dans un hötel 5 étoiles.

Du Groupe des 75 (75 personnes emprisonnées pour motifs poilitiques en 2003, et dont 52 doivent être libérés), d'autres ont manifesté vouloir partir au Chili. Ca ne sera pas le Pérou, mais ils bénéficieront du statut de réfugié politique que l'Espagne leur refuse. Et puis la crise a moins touché le Chili que l'Espagne.

Ah, j'oubliais. Fidel Castro, invisible depuis longtemps, fait le guignol dans son jogging pour détourner l'attention.