Zelaya toujours bloqué à l'ambassade du Brésil

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Alors que l'on connaît le prochain président hondurien, Porfirio Lobo, élu le 29 novembre, et que le 4 décembre le Congrès a pris la décision de ne pas réinvestir Mel Zelaya des pouvoirs présidentiels pour la fin de son mandat, la situation de celui-ci semble sans espoir. Quitter son refuge à l'ambassade brésilienne à Tegucigalpa serait donc à la fois plus logique et plus confortable. Mais même là, c'est compliqué...

Zelaya pourrait s'installer au Mexique, le pays a donné son accord. Mais l'ex-président est sous le coup d'un mandat d'arrêt au Honduras: il lui faut donc un sauf-conduit pour pouvoir quitter le pays. Lui demande à quitter le pays comme 'hôte illustre'; le gouvernement de fait lui refuse cette distinction et propose la mention de 'réfugié politique', ce que Zelaya juge avilissant: 'je ne demande l'asile politique à aucun pays du monde', a-t-il déclaré. Accessoirement, d'après une information que j'ai pu entendre sur RFI, ce statut l'empêcherait de se mêler de politique nationale, mais j'avoue que je ne vois pas bien pourquoi. Il souligne aussi que ce n'est pas lui qui a demandé à partir (peut-être l'ambassade du Brésil, qui doit se voir un peu gênée dans son fonctionnement?! Même si selon la version officielle il peut rester quasiment ad vitam aeternam...). Le gouvernement par interim, pour sa part, serait plutôt satisfait que Zelaya aille négocier ailleurs.