Par-ité la monnaie...

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Au Mexique, un quota minimal de 30% de candidates est institué lors des élections législatives. Qu'à cela ne tienne: il suffit que les élues démissionnent au profit d'un homme pour respecter la loi sans perdre le pouvoir (parce que pouvoir, c'est masculin, alors que cuisine et famille, c'est féminin. Quand même).

A l'ouverture de la session du nouveau Parlement, huit femmes députées ont présenté leur démission au profit de leur suppléant: mari, frère, ami, et la morale nous interdira d'aller plus loin (...).

Quatre partis sont concernés: le Parti Révolutionnaire Institutionnel (conservateur), qui a gouverné pendant 70 ans au cours du XXème siècle, le Parti de la Révolution Démocratique (PRD), le Parti Vert et le Parti du Travail. Comme l'explique aimablement le leader du Partido Verde à BBC Mundo, 'il y a au Mexique des choses bien pires.' Ouf! Nous voilà rassurés. C'est pas aussi beau que du Cantona ('Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer', en anglais avé l'assent) mais avec un peu de travail on sent qu'il pourrait y arriver.

Une très belle étude sur la participation des femmes à la vie politique, publié sur le site gouvernemental www.emujeres.gob.mx (sans doute prochainement renommé) soulignait en mars 2008 l'importance des quotas et de la parité. La théorie, ça a un seul inconvénient: souvent ça cadre mal avec la réalité.