Venezuela: le retour de la théorie du complot

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Chávez en est presque certain: c'est un coup des Etats-Unis et de leurs alliés en Amérique Latine. Mais il ne parle pas là d'une tentative de coup d'Etat, d'une manipulation des foules, de trucages d'élection... ce dont il s'agit, c'est de la mort du guide suprême, Simón Bolívar, ni plus ni moins.

Le Libertador de la Grande Colombie, héros de l'indépendance, penseur d'une sorte de confédération sud-américaine, est mort à 47 ans, en 1830. Son médecin diagnostica une tuberculose qui l'emporta en quelques semaines.

Pour le 177è anniversaire de la mort du grand homme, Chávez a décidé de faire ouvrir son sarcophage, de s'assurer que les restes sont bien ceux de Bolívar, et de déterminer les causes de sa mort. Les légistes ont déjà un indice: ils doivent démontrer la responsabilité des Etats-Unis dans l'événement.

Si les os contenus dans le sarcophage (transférés au Venezuela 12 ans après le décès de Bolívar) s'avéraient ne pas être les siens, Chávez a tout prévu: on les cherche, on les trouve, on les analyse, on démontre la responsabilité des Etats-Unis et hop, le tour est joué.

Il faut dire que Chávez a perdu son référendum et que le monde ibéroaméricain n'a pas l'air de s'en porter plus mal. Il faut donc taper plus fort pour attirer l'attention. Quoi de mieux que l'assassinat d'un héros de l'indépendance, avec qui 'ont été enterrés les idéaux d'une Hispanoamérique prospère et unie'?