Des maras en Espagne?

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Je viens de découvrir un témoignage qui vient étayer mon hypothèse selon laquelle les pays d'Europe devront probablement bientôt faire face à des phénomènes de violences qui seront un des effets secondaires des migrations. Pour Pedro Gallego, spécialiste des bandes violentes, nous n'avons que deux ans pour agir: après quoi il sera trop tard.

La Première chaîne de télévision publique espagnole, TVE-1, a récemment interviewé Pedro Gallego, conférencier dans le cadre d'un séminaire de travail intitulé 'Les bandes: regroupements juvéniles à caractère violent', qui se tenait les 26 et 27 novembre dernier. Ce sergent de la Garde Civile, spécialiste des bandes violentes, affirmait avoir croisé dans la banlieue de Madrid un jeune marero (membre d'une mara) rencontré au Guatemala dans le cadre de ses travaux sur les maras, ces bandes ultraviolentes d'Amérique Centrale.

D'après ses tatouages, que Pedro Gallego a appris à interpréter, ce jeune homme avait commis au moins six assassinats.

Face au constat de la présence de mareros en Espagne, l'expert disait son inquiétude à la perspective que ces individus puissent se réorganiser en bandes et, comme cela s'est passé en Amérique Centrale, absorber les bandes latines implantées localement et nettement moins violentes: les Latin Kings et les Ñetas.

Il  recommande, pour l'Espagne, une attention particulière et des programmes de prévention pour éviter l'essor des bandes de jeunes ultraviolents. Si rien n'est fait dans les 2 ans à venir, disait-il en mars dernier, ces bandes seront implantées en Espagne.

Un article de Pedro Gallego dans la revue de la Garde Civile, mars 2007 (en espagnol)

Photo: La photographe espagnole Isabel Muñoz a photographié des membres de la Mara Salvatrucha.