Quand la Chine rachète l'Amérique Latine

Catégorie:

Toutes les économies dites développées mais actuellement en crise rêvent de se faire racheter par la Chine. Pas fous, les Chinois continuent d'investir dans des marchés d'avenir, tout en garantissant les moyens de leur croissance. América Económica fait le point sur les investissements chinois.

La Chine est le premier investisseur en Amérique Latine; pour 2010, elle a injecté près de dix milliards et demi de dollars dans le continent, moitié plus que l'année précédente.

Le Brésil, qui concentre 60% des investissements - et en attend 8 milliards de dollars pour 2011-, est conquis; le Venezuela, un allié et un grand ami, vient de signer avec la Banque Chinoise de Développement un plan d'investissements pour 2013-2030, dans les infrastructures, la santé, les télécoms, la technologie et l'agriculture; la Bolivie a passé en septembre six nouveaux accords sensiblement dnas les mêmes secteurs. Et a pour la Chine les yeux de Chimène depuis que le grand pays lui a promis la construction d'un satellite.

L'an dernier, l'offensive a été portée au Pérou, dont la Chine est à présent le premier partenaire commercial. On y a trouvé du coltan, ce minerai rare indispensable à la fabrication des téléphones portables. Le Pérou est devenu le pays préféré du vice-président chinois pour les investissements.

Du coup, même le Paraguay, qui a une longue tradition d'amitié avec Taïwan, et aucune relation diplomatique avec son puissant voisin, se verrait bien profiter de la manne tant qu'elle tombe. On ne va tout de même pas lier la politique et l'économie, que diable. Les échanges commerciaux ont crû de 20% depuis le début de l'année.

Et pour le moment, tout le monde est satisfait; il n'y a guère que quelques pisse-froids experts pour dénoncer des investissements intéressés (Comment? Pékin n'est pas la capitale de la philanthropie?) et qui ne contribuent pas au développement de l'économie réelle. On dit bien qu'il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, mais la Chine est tout de même un très beau panier. On leur souhaite juste de ne pas se réveiller un matin avec les mêmes problèmes que le continent africain, où l'accaparement des ressources et notamment de la terre par des investisseurs étrangers se révèle suicidaire à long terme.