L'Ecce Mono rapporte, l'auteur réclame sa part

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Tous les internautes ont ri en contemplant la piteuse restauration d'une fresque représentant un Ecce Homo. Mais depuis samedi, la fondation propriétaire de l'église qui la recèle fait payer un droit d'entrée d'un euro. Cecila Giménez, la restauratrice vedette, réclame sa part.

Un euro l'entrée, dans une église mal entretenue qui n'attirait que peu de monde, et qui est mondialement connue depuis que les médias se sont emparés de la restauration ratée faite par Cecilia Giménez, une fidèle paroissienne.

Cecilia, alitée quelque temps car très affectée par l'écho mondial de son oeuvre, a fini par se relever. Et elle fait bien: pour certains, en seulement quatre jours, la fondation Hospital Sancti Spiritus aurait déjà récolté près de deux mille euros.

Le conseil municipal - dont les membres appartiennent apparemment aussi à la fondation - avait commencé par placer une urne à l'entrée de l'église, remerciant les pélerins et autres curieux de leurs dons en faveur de la restauration de l'église. Le 24 août, juste au moment des fêtes de San Bartolomé, occasion de pélerinage à cette église et qui a connu cette année une fréquentation sans précédent.

Mais maintenant que l'entrée est payante, Cecilia entend bien se battre pour le respect de ses droits d'auteur et entreprendra une action légale pour que son travail ne soit pas uniquement rentable pour la fondation.

Ce qui nous promet de nouveaux moments de franche rigolade.

A voir aussi: l'opération Eccehomenaje lancée par le collectif Wallpeople à Barcelone

Et encore: une analyse comparée du droit d'auteur en France et en Espagne, à partir du cas Ecce Mono