Le Guatemala toujours en quête de paix

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Le Guatemala commémorait hier 29 décembre la signature des accords de paix de 1986, lesquels mettaient fin à trente-six années de guerre civile. Pour le président sortant Álvaro Colom, les causes du conflit existent toujours et les avancées vers la paix ont été insuffisantes.

Non seulement la misère, l'extrême pauvreté - qui touche la moitié des Guatémaltèques - et l'exlusion sociale n'ont pas été résorbées, mais l'annexion du pays par les mafias mexicaines a entraîné une augmentation de la violence. Au cours des dix dernières années, le pays s'est transformé en plaque tournante dans le transport de la drogue vers les Etats-Unis. Zetas, cartels du Golfe, de Sinaloa, de Juárez, de Tijuana, la Famille de Michoacán: toutes les mafias y ont étendu leur lutte pour le contrôle des trafics.

La violence est telle - approchant des niveaux similaires ou supérieurs à ceux des années de conflit interne - qu'elle est désormais la principale préoccupation des treize millions d'habitants, dont six mille meurent de mort violente chaque année. Qu cours des quelques jours des fêtes de Noël, soixante-quatre personnes ont été tuées, égrène Prensa Latina: cinquante-et-une par arme à feu, huit par arme blanche, deux par armes contondantes et les trois dernières par strangulation.

Le président de droite Otto Pérez Molina, dont les promesses d'une politique répressive ont séduit les électeurs et qui prendra ses fonctions le 14 janvier prochain, n'a pas pris part à la cérémonie, mais a fait savoir qu'il faudrait revoir les clauses de l'accord de paix, nombre d'entre elles n'étant pas respectées.