La restauratrice de l'Ecce Homo recrutée par une agence de publicité

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Suite au succès planétaire quoiqu'involontaire de sa restauration du Christ de Borja, Cecilia Giménez vient d'être recrutée comme directrice artistique par une agence madrilène de publicité qui compte bien capitaliser sur le buzz généré par la vieille dame.

En août dernier, on apprenait l'incommensurable erreur commise par Cecilia Giménez, une octogénaire ayant cherché à restaurer un Ecce Homo dans l'église de son village, Borja. L'espèce de singe qui en avait résulté a fait le tour du monde et compte parmi les douze principaux mèmes de l'année écoulée.

Très affectée par les moqueries et les parodies de sa tentative de restauration, Cecilia a retrouvé le sourire et des forces pour défendre son oeuvre (et ses droits d'auteru), qui génère dans le village de Borja une fréquentation touristique jamais atteinte auparavant. En outre, une agence de publicité de Madrid vient de la recruter comme directrice artistique. Avec une franchise dont on se demande si elle est risible ou à pleurer, l'agence explique que Cecilia a réussi involontairement la campagne de communication de l'année que Mil Vueltas (le nom de l'agence) n'a pu faire, alors qu'elle y travaillait d'arrache-pied.

Pour le moment, et un salaire non précisé, la toute jeune directrice apprend les rudiments de son nouveau métier tout en collaborant avec deux jeunes créatifs de l'agence venus s'installer dans le fin fond du département de Saragosse, à Borja. En effet, l'octogénaire n'envisageait pas de déménager à Madrid pour son travail.

L'agence Mil Vueltas aura en tout cas soigné la communication de ce recrutement, qu'elle a déjà dû rentabiliser en notoriété: Cecilia Giménez s'active sur Twitter avec le compte @EcceCecilia (qui est bien trouvé, reconnaissons-le) et la vidéo de le ses débuts diffusée sur Youtube est promise à un bel avenir. La scène dans laquelle le créatif agite son Mac dans tous les sens pour trouver du réseau sur fond de campagne agreste tirera des larmes de rire à plus d'un geek.

La morale que je tire de cette histoire? On dit qu'il faut accepter d'échouer pour réussir, et certains prônent le droit à l'erreur (qui gagnerait à être étendu à l'enseignement et l'apprentissage). Mais dans ce cas, c'est de l'erreur elle-même que nait le succès. Pensez-y: dans un pays qui devrait atteindre prochainement les six millions de chômeurs, une octogénaire sans compétences particulières, habitant dans le fin fond de la campagne, vient de décrocher un job prestigieux sans même envoyer un CV...

N'en concluez pas pour autant qu'il faut aller barbouiller une peinture religieuse, le filon est déjà pris!